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Publié : 8 juin

Anthologie de poésies choisies par des élèves de CPB

C’est l’été
C’est l’été
Trois petits moustiques
M’ont piqué :
Un sur le front,
Un sur le nez,

Et le troisième, au bout du pied !
Trois petits boutons m’ont poussé :
Un sur le front,
Un sur le nez,

Et le troisième, au bout du pied !
Me voilà tout défiguré !
C’est l’été
Thérèse Boudet

Soleil de mars
[…] La grenade éclate pour la soif,
La figue tombe
Pour la faim
La fleur de l’artichaut
Dans le ciel du matin
Jette sa clameur mauve et dédaignée
Seulement pour la couleur
Seulement pour la beauté […]
Jacques Prévert

La mer
La mer brille
Comme une coquille
On a envie de la pêcher
La mer est verte
La mer est grise
Elle est d’azur
Elle est d’argent et de dentelle.
Paul Fort

Poésie du poisson d’avril
J’ai vu trois chats bleus, à la queue leu leu
Marchant sur un fil … Poisson d’avril !
J’ai vu un chameau faire du vélo
Tout autour d’une île … Poisson d’avril !
J’ai vu un gros ver en hélicoptère
Traversant la ville… Poisson d’avril !
J’ai vu une vache avec des moustaches
Et de très longs cils… Poisson d’avril !
J’ai vu dix corbeaux assis sur le dos
D’un vieux crocodile… Poisson d’avril !
Paul Géraldy

Une fée
Ah ! C’est une fée
Toute jeune encor.
Ah ! C’est une fée
De lune coiffée.

A sa robe verte,
Un papillon d’or,
A sa robe verte
A peine entrouverte.

Elle va légère
Au son du hautbois
Elle va légère
Comme une bergère.

Elle suit la ronde
Des dames du bois,
Elle suit la ronde
Qui va par le monde.
Gabriel Vicaire

L’horloge pressée
Vite ! Vite ! Vite !
Crie la petite aiguille.
Tu n’as pas vu l’heure ?
Il est déjà huit heures.

L’heure, c’est l’heure !
Ajoute sa grande sœur.
Pour être précis,
Il est huit heures et demie.

Un peu inquiet,
Je me tourne vers le calendrier.
Il sourit, baille et me dit :
Aujourd’hui, c’est dimanche
L’heure n’a aucune importance.
Jeanne Boyer

Le chat
De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu’un soir
J’en fus embaumé pour l’avoir
Caressé une fois, rien qu’une.
C’est l’esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il Dieu ?
Quand mes yeux, vers ce chat que j’aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,
Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opâles,
Qui me contemplent fixement.
Charles baudelaire,
Les Fleurs du Mal, 185
7.

La feuille
De ta tige détachée,
Pauvre feuille desséchée,
Où vas-tu ? - Je n’en sais rien.

L’orage a brisé le chêne
Qui seul était mon soutien.

De son inconstante haleine
Le zéphyr ou l’aquilon
Depuis ce jour me promène
De la forêt à la plaine,
De la montagne au vallon.

Je vais ou le vent me mène,
Sans me plaindre ou m’effrayer :
Je vais où va toute chose,
Où va la feuille de rose
Et la feuille de laurier.
Antoine-Vincent Arnault